ivan@whoomi.com

/ivan@whoomi.com

About ivan@whoomi.com

This author has not yet filled in any details.
So far ivan@whoomi.com has created 139 blog entries.

2015

Ned Rorem

Istomin, Pommier et Rorem au Concours Kapell 1987

Ils se sont connus en 1942 quand Ned Rorem est venu étudier au Curtis Institute. Le hasard a voulu que le studio qu’il louait se trouvât juste au-dessus de l’appartement des Istomin. Dans son livre Knowing When To Stop, il fait un portrait amusant d’Istomin, « une sorte de chérubin au teint mat et à l’air ennuyé, dont l’attitude mêlait à égalité chaleur et hauteur ». Et il ajoutait : « A ce moment-là, il était en train de finir ses études, travaillant son piano toute la journée, dînant chaque soir à L’Aiglon, où son père était maître d’hôtel. Il lisait du lourd (Thomas Mann, Leibniz, et les Principia Mathematica de Russell et Whitehead) et allait au cinéma. A dix-sept ans il était conscient de sa valeur, il était déjà un maître du piano. Il n’a jamais « progressé », ce qui constitue pour moi un grand compliment. Les grands interprètes ne progressent jamais – ou alors parfois négativement, de la façon dont un concert progresse – si ce n’est qu’ils élargissent ou réduisent leur répertoire. Ils sont ce qu’ils sont au milieu de l’adolescence, parce que l’excellence et la compréhension ne viennent pas avec l’âge, elles sont innées. Au cours de cette année-là j’ai entendu Eugene travailler et jouer pendant des centaines d’heure. Sa nature est devenue ma seconde nature. Moi-même je ne suis pas vraiment un grand pianiste, mais je suis un bon imitateur ; quand les gens parlent de mon pianisme, je leur dis : « Je ne sais pas jouer du tout, je ne fais qu’imiter Eugene… L’art de Eugene Istomin a influencé mon approche de toute la musique, même celle que lui-même méprise. »
En octobre 1943, lorsqu’Istomin remporta le Philadelphia Orchestra Youth Contest, Ned Rorem l’avait accompagné au 2ème piano.
Peu après la fin de la 2ème Guerre Mondiale, c’est par l’intermédiaire de Ned Rorem qu’Istomin, qui se mêlait alors souvent aux milieux avant-gardistes de Manhattan, fit la connaissance de Paul Goodman. Goodman n’accédera à la notoriété qu’au début des années 60, devenant un des maîtres à pense

Ned Rorem

Istomin, Pommier et Rorem au Concours Kapell 1987

Ils se sont connus en 1942 quand Ned Rorem est venu étudier au Curtis Institute. Le hasard a voulu que le studio qu’il louait se trouvât juste au-dessus de l’appartement des Istomin. Dans son livre Knowing When To Stop, il fait un portrait amusant d’Istomin, « une sorte de chérubin au teint mat et à l’air ennuyé, dont l’attitude mêlait à égalité chaleur et hauteur ». Et il ajoutait : « A ce moment-là, il était en train de finir ses études, travaillant son piano toute la journée, dînant chaque soir à L’Aiglon, où son père était maître d’hôtel. Il lisait du lourd (Thomas Mann, Leibniz, et les Principia Mathematica de Russell et Whitehead) et allait au cinéma. A dix-sept ans il était conscient de sa valeur, il était déjà un maître du piano. Il n’a jamais « progressé », ce qui constitue pour moi un grand compliment. Les grands interprètes ne progressent jamais – ou alors parfois négativement, de la façon dont un concert progresse – si ce n’est qu’ils élargissent ou réduisent leur répertoire. Ils sont ce qu’ils sont au milieu de l’adolescence, parce que l’excellence et la compréhension ne viennent pas avec l’âge, elles sont innées. Au cours de cette année-là j’ai entendu Eugene travailler et jouer pendant des centaines d’heure. Sa nature est devenue ma seconde nature. Moi-même je ne suis pas vraiment un grand pianiste, mais je suis un bon imitateur ; quand les gens parlent de mon pianisme, je leur dis : « Je ne sais pas jouer du tout, je ne fais qu’imiter Eugene… L’art de Eugene Istomin a influencé mon approche de toute la musique, même celle que lui-même méprise. »
En octobre 1943, lorsqu’Istomin remporta le Philadelphia Orchestra Youth Contest, Ned Rorem l’avait accompagné au 2ème piano.
Peu après la fin de la 2ème Guerre Mondiale, c’est par l’intermédiaire de Ned Rorem qu’Istomin, qui se mêlait alors souvent aux milieux avant-gardistes de Manhattan, fit la connaissance de Paul Goodman. Goodman n’accédera à la notoriété qu’au début des années 60, devenant un des maîtres à pense

Bernstein, chef et compositeur

Eugene Istomin aurait dû avoir une collaboration suivie, une complicité même, avec Leonard Bernstein, son aîné de sept années. Ils avaient été ensemble au Curtis, où ils étaient très proches, malgré leur différence d’âge. Istomin était déjà fasciné par son génie et son charisme. Quant à Bernstein, il avait déclaré, après une audition des élèves du Curtis : « Eugene, tu es une oasis dans le désert ! Une oasis dans le désert!”. Ils étaient amis et le sont restés tout au long de leur vie, se témoignant souvent leur affection et leur estime. Istomin défendit énergiquement Bernstein compositeur lorsque certaines de ses œuvres furent mal accueillies par la critique, en particulier Mass, qui avait été huée lors de sa création pour l’inauguration du Kennedy Center. Parmi les rares œuvres contemporaines de son répertoire figurait ses Anniversaries qu’il joua dans de nombreux récitals. Bernstein le remercia en lui dédicaçant sa partition, évoquant leur passé commun et « all what’s to come ».
En fait leurs collaborations avec l’Orchestre Philharmonique de New York furent assez rares. En 1958, la première année de Bernstein comme directeur musical à part entière, ils jouèrent le Concerto de Schumann. Il y avait même un projet d’enregistrement mais Columbia préféra finalement associer Istomin et Bruno Walter. En 1962, Istomin participa à l’inauguration du Lincoln Center avec le Concerto pour 4 claviers BWV 1065 de Bach aux côtés de ses amis Gary Graffman et Leon Fleisher, puis joua le Deuxième Concerto de Brahms pour un cycle au cours duquel Bernstein célébrait son 500ème concert à la tête du New York Philharmonic. Il y eut enfin en 1968, dans une situation politique extrêmement tendue, une série de concerts qui associait le 4ème Concerto de Beethoven et la Sinfonia de Berio, en création mondiale. Ce fut un moment difficile pour Istomin, qui reçut quelques sifflets à son arrivée sur scène, pour la première fois de sa vie. Les raisons de ces sifflets étaient éminemment politiques et venaient, en plein duel électoral entre Nixon et Humphrey, soit de républicains convaincus soit de démocrates peu favorables à la candidature de Humphrey, qu’ils ne jugeaient pas assez ouvertement opposé à la poursuite de la guerre au Vietnam. Or Istomin était le président du Comité de soutien des Ecrivains et des Artistes à la candidature de Humphrey. Bernstein avait refusé son concours malgré l’insistance d’Istomin. Il lui expliqua que Humphrey était sans doute quelqu’un de bien, mais qu’il pensait que le peuple américain avait besoin d’être « cautérisé » par Nixon pour retrouver le chemin de l’idéal ! Sur le plan musical le désaccord avait été grand aussi, Bernstein ayant délibérément choisi un tempo exagérément lent dans l’andante du concerto…
Quelques mois plus tard, Bernstein abandonnait la direction musicale du New York Philharmonic et n’acceptant plus de poste fixe, les occasions devinrent plus difficiles à trouver. A plusieurs reprises Bernstein dit à Istomin qu’il voulait absolument faire un concerto de Mozart avec lui, mais rien ne se fit.
On peut imaginer que Bernstein avait été blessé qu’Istomin n’ait pas insisté pour enregistrer le Concerto de Schumann avec lui, comme c’était prévu, et qu’il lui ait préféré Bruno Walter. Il y a aussi le mystère de la personnalité infiniment complexe de Bernstein. Il y eut surtout cette violente discussion autour d’Humphrey et de Nixon dans laquelle Eugene n’avait pas mâché ses mots.
Cela n’empêcha pas leurs relations de redevenir très cordiales et de le rester jusqu’à la mort de Bernstein, qui fit dire à Istomin : « En fait je ne pouvais pas l’imaginer vieillir ! »

Dans une interview à John Gruen pour le New York Times en 1971, Istomin avait dit toute son admiration pour Bernstein compositeur, après le mauvais accueil réservé à Mass lors de l’inauguration du Kennedy Center : « Je pense que c’est le grand œuvre de Bernstein. Pour moi tout sonne juste! Vous avez son âme et ses convictions, et tout son fantastique talent présenté sur un plat d’argent. Oui c’est « populaire ». Non ce n’est pas hétéroclite. C’est du pur Bernstein. Si vous l’aimez, vous aimerez l’œuvre. C’est ce que je fais. Dans mon univers, il y a de la place pour Stravinsky, Nono et Bernstein. Je suis fatigué de voir un des plus grands talents du siècle se faire éreinter et calomnier. Profitons plutôt de lui tant qu’il est là!»

Concerts

1958, 23, 25 & 27 octobre. Carnegie Hall. Schumann, Concerto. New York Philharmonic.

1962, 26 septembre. Avery Fischer Hall. Bach, Concerto BWV 1065 (avec Leon Fleisher, Gary Graffman, William Masselos). New York Philharmonic.

1962, 25, 26, 27 & 28 octobre. Avery Fischer Hall. Brahms, Concerto n° 2. New York Philharmonic.

1968, 10, 11, 12 & 14 octobre. Avery Fischer Hall. Beethoven, Concerto n° 4. New York Philharmonic. Concert enregistré.

Musique

Présentation de Mass de Bernstein

Bernstein, chef et compositeur

Eugene Istomin aurait dû avoir une collaboration suivie, une complicité même, avec Leonard Bernstein, son aîné de sept années. Ils avaient été ensemble au Curtis, où ils étaient très proches, malgré leur différence d’âge. Istomin était déjà fasciné par son génie et son charisme. Quant à Bernstein, il avait déclaré, après une audition des élèves du Curtis : « Eugene, tu es une oasis dans le désert ! Une oasis dans le désert!”. Ils étaient amis et le sont restés tout au long de leur vie, se témoignant souvent leur affection et leur estime. Istomin défendit énergiquement Bernstein compositeur lorsque certaines de ses œuvres furent mal accueillies par la critique, en particulier Mass, qui avait été huée lors de sa création pour l’inauguration du Kennedy Center. Parmi les rares œuvres contemporaines de son répertoire figurait ses Anniversaries qu’il joua dans de nombreux récitals. Bernstein le remercia en lui dédicaçant sa partition, évoquant leur passé commun et « all what’s to come ».
En fait leurs collaborations avec l’Orchestre Philharmonique de New York furent assez rares. En 1958, la première année de Bernstein comme directeur musical à part entière, ils jouèrent le Concerto de Schumann. Il y avait même un projet d’enregistrement mais Columbia préféra finalement associer Istomin et Bruno Walter. En 1962, Istomin participa à l’inauguration du Lincoln Center avec le Concerto pour 4 claviers BWV 1065 de Bach aux côtés de ses amis Gary Graffman et Leon Fleisher, puis joua le Deuxième Concerto de Brahms pour un cycle au cours duquel Bernstein célébrait son 500ème concert à la tête du New York Philharmonic. Il y eut enfin en 1968, dans une situation politique extrêmement tendue, une série de concerts qui associait le 4ème Concerto de Beethoven et la Sinfonia de Berio, en création mondiale. Ce fut un moment difficile pour Istomin, qui reçut quelques sifflets à son arrivée sur scène, pour la première fois de sa vie. Les raisons de ces sifflets étaient éminemment politiques et venaient, en plein duel électoral entre Nixon et Humphrey, soit de républicains convaincus soit de démocrates peu favorables à la candidature de Humphrey, http://www.francemedicale.net qu’ils ne jugeaient pas assez ouvertement opposé à la poursuite de la guerre au Vietnam. Or Istomin était le président du Comité de soutien des Ecrivains et des Artistes à la candidature de Humphrey. Bernstein avait refusé son concours malgré l’insistance d’Istomin. Il lui expliqua que Humphrey était sans doute quelqu’un de bien, mais qu’il pensait que le peuple américain avait besoin d’être « cautérisé » par Nixon pour retrouver le chemin de l’idéal ! Sur le plan musical le désaccord avait été grand aussi, Bernstein ayant délibérément choisi un tempo exagérément lent dans l’andante du concerto…
Quelques mois plus tard, Bernstein abandonnait la direction musicale du New York Philharmonic et n’acceptant plus de poste fixe, les occasions devinrent plus difficiles à trouver. A plusieurs reprises Bernstein dit à Istomin qu’il voulait absolument faire un concerto de Mozart avec lui, mais rien ne se fit.
On peut imaginer que Bernstein avait été blessé qu’Istomin n’ait pas insisté pour enregistrer le Concerto de Schumann avec lui, comme c’était prévu, et qu’il lui ait préféré Bruno Walter. Il y a aussi le mystère de la personnalité infiniment complexe de Bernstein. Il y eut surtout cette violente discussion autour d’Humphrey et de Nixon dans laquelle Eugene n’avait pas mâché ses mots.
Cela n’empêcha pas leurs relations de redevenir très cordiales et de le rester jusqu’à la mort de Bernstein, qui fit dire à Istomin : « En fait je ne pouvais pas l’imaginer vieillir ! »

Dans une interview à John Gruen pour le New York Times en 1971, Istomin avait dit toute son admiration pour Bernstein compositeur, après le mauvais accueil réservé à Mass lors de l’inauguration du Kennedy Center : « Je pense que c’est le grand œuvre de Bernstein. Pour moi tout sonne juste! Vous avez son âme et ses convictions, et tout son fantastique talent présenté sur un plat d’argent. Oui c’est « populaire ». Non ce n’est pas hétéroclite. C’est du pur Bernstein. Si vous l’aimez, vous aimerez l’œuvre. C’est ce que je fais. Dans mon univers, il y a de la place pour Stravinsky, Nono et Bernstein. Je suis fatigué de voir un des plus grands talents du siècle se faire éreinter et calomnier. Profitons plutôt de lui tant qu’il est là!»

Concerts

1958, 23, 25 & 27 octobre. Carnegie Hall. Schumann, Concerto. New York Philharmonic.

1962, 26 septembre. Avery Fischer Hall. Bach, Concerto BWV 1065 (avec Leon Fleisher, Gary Graffman, William Masselos). New York Philharmonic.

1962, 25, 26, 27 & 28 octobre. Avery Fischer Hall. Brahms, Concerto n° 2. New York Philharmonic.

1968, 10, 11, 12 & 14 octobre. Avery Fischer Hall. Beethoven, Concerto n° 4. New York Philharmonic. Concert enregistré.

Musique

Présentation de Mass de Bernstein

Chine

Pour Eugene, l’année 1971 est placée sous le signe de l’Orient. En plus de la tournée au Japon au début de l’automne, il veut absolument réaliser son rêve de jouer dans un pays dont il admire l’art et l’histoire : la Chine. C’est son ami Gary Graffman, grand spécialiste et collectionneur passionné, qui avait éveillé son intérêt. Mais ce n’est pas la seule motivation pour se lancer dans l’aventure de ce voyage pour lequel il faut venir à bout de bien des obstacles. Eugene a aussi une grande curiosité pour le présent de ce grand pays et il a le sentiment que les USA et la Chine doivent absolument se rapprocher. En effet, les relations sino-soviétiques étant très tendues, un rapprochement américano-chinois serait un gage d’équilibre et de paix, avec une diminution de l’influence soviétique. Il paraît évident à Istomin que la musique peut jouer un rôle capital dans cette démarche. Ce qui rend le défi encore plus passionnant c’est que la musique classique avait été chassée par les gardes rouges de la Révolution culturelle de 1966 et qu’elle n’avait pas encore repris réellement droit de cité !
La bonne volonté politique d’Istomin, un peu refroidie depuis le malheureux voyage au Vietnam et à Djakarta de 1967, se renforce vite lorsqu’il prend conscience que les choses bougent en Chine. Au printemps 1971, les relations diplomatiques entre les USA et la Chine sont toujours coupées, et le gouvernement chinois bataille encore pour obtenir son admission à l’ONU (il l’obtiendra le 26 octobre). Mais des contacts commencent à s’établir. L’administration Nixon avait tenté des démarches dès 1969, interrompues par l’invasion américaine du Cambodge en 1970. En décembre 1970, les contacts avaient repris discrètement et avaient été prometteurs, au point qu’en avril 1971 Nixon fit état publiquement de son souhait de faire un voyage en Chine. Au mois de juillet, Kissinger s’y rendit secrètement pour commencer à évoquer directement les questions importantes et préparer le voyage du Président. Quand Istomin commence ses propres démarches, personne n’aurait encore osé imaginer le succès extraordinaire du voyage que Nixon effectuera en février 1972. Ce sera un événement majeur de l’histoire du 20ème siècle, un changement profond de l’échiquier mondial, les premiers pas de la Chine dans le processus de la mondialisation…
Pour transmettre sa proposition de venir jouer pour les responsables politiques chinois, de donner des concerts et des master-classes, Istomin a besoin, en l’absence de relations diplomatiques officielles entre les Etats-Unis et la Chine, de passer par des pays qui en ont déjà. A cette époque, c’est la France qui est le pays le plus proche de la Chine. Ce fut la première grande puissance à reconnaître la République populaire de Chine, dès janvier 1964, et à établir avec elle des échanges culturels suivis. La personnalité française la plus connue et la plus respectée en Chine est André Malraux. Ses liens avec le Parti Communiste Chinois remontent aux années 20 et l’histoire de la révolution chinoise a nourri ses plus grands romans, Les Conquérants et L’Espoir. A l’été 1965, Malraux, ministre de la Culture du Général de Gaulle, a fait une visite officielle en Chine et a été reçu très amicalement par Chou En Lai et Mao Tse-Toung. Istomin avait rencontré Malraux à la Maison Blanche en mai 1962 lors du concert que le Trio y avait donné en son honneur. Grâce à Jean-Bernard Pommier, qui était très proche du grand écrivain, il put le revoir à Paris. Il fut très cordialement accueilli et n’eut aucune peine à convaincre Malraux d’intervenir personnellement auprès de Chou En Lai. Quant à l’obtention d’un visa, c’est Hubert Humphrey qui se charge de prendre contact avec le Canada, qui avait déjà, lui aussi, établi des relations diplomatiques avec la Chine.
Mais voilà, les négociations traînent et Eugene, la mort dans l’âme, est obligé de renoncer. Finalement, il n’ira même jamais en Chine. Ormandy et l’Orchestre de Philadelphie seront en 1973 les premiers musiciens américains invités officiellement en Chine, après le voyage de Nixon. Et c’est Isaac Stern qui tirera tout le parti médiatique d’un spectaculaire retour de la musique classique en Chine. Il avait souhaité, lui aussi, y aller très tôt et avait pris contact en août 1971 avec Henry Kissinger, qui l’en avait dissuadé. Ce n’est qu’en 1979 qu’il put y faire une longue tournée, accompagné par le cinéaste Murray Lerner. Il en naquit un film au succès mondial, De Mao à Mozart, qui, en 1981, remporta un oscar et fut présenté au festival de Cannes.

Chine

Pour Eugene, l’année 1971 est placée sous le signe de l’Orient. En plus de la tournée au Japon au début de l’automne, il veut absolument réaliser son rêve de jouer dans un pays dont il admire l’art et l’histoire : la Chine. C’est son ami Gary Graffman, grand spécialiste et collectionneur passionné, qui avait éveillé son intérêt. Mais ce n’est pas la seule motivation pour se lancer dans l’aventure de ce voyage pour lequel il faut venir à bout de bien des obstacles. Eugene a aussi une grande curiosité pour le présent de ce grand pays et il a le sentiment que les USA et la Chine doivent absolument se rapprocher. En effet, les relations sino-soviétiques étant très tendues, un rapprochement américano-chinois serait un gage d’équilibre et de paix, avec une diminution de l’influence soviétique. Il paraît évident à Istomin que la musique peut jouer un rôle capital dans cette démarche. Ce qui rend le défi encore plus passionnant c’est que la musique classique avait été chassée par les gardes rouges de la Révolution culturelle de 1966 et qu’elle n’avait pas encore repris réellement droit de cité !
La bonne volonté politique d’Istomin, un peu refroidie depuis le malheureux voyage au Vietnam et à Djakarta de 1967, se renforce vite lorsqu’il prend conscience que les choses bougent en Chine. Au printemps 1971, les relations diplomatiques entre les USA et la Chine sont toujours coupées, et le gouvernement chinois bataille encore pour obtenir son admission à l’ONU (il l’obtiendra le 26 octobre). Mais des contacts commencent à s’établir. L’administration Nixon avait tenté des démarches dès 1969, interrompues par l’invasion américaine du Cambodge en 1970. En décembre 1970, les contacts avaient repris discrètement et avaient été prometteurs, au point qu’en avril 1971 Nixon fit état publiquement de son souhait de faire un voyage en Chine. Au mois de juillet, Kissinger s’y rendit secrètement pour commencer à évoquer directement les questions importantes et préparer le voyage du Président. Quand Istomin commence ses propres démarches, personne n’aurait encore osé imaginer le succès extraordinaire du voyage que Nixon effectuera en février 1972. Ce sera un événement majeur de l’histoire du 20ème siècle, un changement profond de l’échiquier mondial, les premiers pas de la Chine dans le processus de la mondialisation…
Pour transmettre sa proposition de venir jouer pour les responsables politiques chinois, de donner des concerts et des master-classes, Istomin a besoin, en l’absence de relations diplomatiques officielles entre les Etats-Unis et la Chine, de passer par des pays qui en ont déjà. A cette époque, c’est la France qui est le pays le plus proche de la Chine. Ce fut la première grande puissance à reconnaître la République populaire de Chine, dès janvier 1964, et à établir avec elle des échanges culturels suivis. La personnalité française la plus connue et la plus respectée en Chine est André Malraux. Ses liens avec le Parti Communiste Chinois remontent aux années 20 et l’histoire de la révolution chinoise a nourri ses plus grands romans, Les Conquérants et L’Espoir. A l’été 1965, Malraux, ministre de la Culture du Général de Gaulle, a fait une visite officielle en Chine et a été reçu très amicalement par Chou En Lai et Mao Tse-Toung. Istomin avait rencontré Malraux à la Maison Blanche en mai 1962 lors du concert que le Trio y avait donné en son honneur. Grâce à Jean-Bernard Pommier, qui était très proche du grand écrivain, il put le revoir à Paris. Il fut très cordialement accueilli et n’eut aucune peine à convaincre Malraux d’intervenir personnellement auprès de Chou En Lai. Quant à l’obtention d’un visa, c’est Hubert Humphrey qui se charge de prendre contact avec le Canada, qui avait déjà, lui aussi, établi des relations diplomatiques avec la Chine.
Mais voilà, les négociations traînent et Eugene, la mort dans l’âme, est obligé de renoncer. Finalement, il n’ira même jamais en Chine. Ormandy et l’Orchestre de Philadelphie seront en 1973 les premiers musiciens américains invités officiellement en Chine, après le voyage de Nixon. Et c’est Isaac Stern qui tirera tout le parti médiatique d’un spectaculaire retour de la musique classique en Chine. Il avait souhaité, lui aussi, y aller très tôt et avait pris contact en août 1971 avec Henry Kissinger, qui l’en avait dissuadé. Ce n’est qu’en 1979 qu’il put y faire une longue tournée, accompagné par le cinéaste Murray Lerner. Il en naquit un film au succès mondial, De Mao à Mozart, qui, en 1981, remporta un oscar et fut présenté au festival de Cannes.

2015

Bernstein, chef et compositeur

1958-Group-Photo-after-Schumann-ConcertoEugene Istomin aurait dû avoir une collaboration suivie, une complicité même, avec Leonard Bernstein, son aîné de sept années. Ils avaient été ensemble au Curtis, où ils étaient très proches, malgré leur différence d’âge. Istomin était déjà fasciné par son génie et son charisme. Quant à Bernstein, il avait déclaré, après une audition des élèves du Curtis :

« Eugene, tu es une oasis dans le désert ! Une oasis dans le désert!”. Ils étaient amis et le sont restés tout au long de leur vie, se témoignant souvent leur affection et leur estime. Istomin défendit énergiquement Bernstein compositeur lorsque certaines de ses œuvres furent mal accueillies par la critique, en particulier Mass, qui avait été huée lors de sa création pour l’inauguration du Kennedy Center. Parmi les rares œuvres contemporaines de son répertoire figurait ses Anniversaries qu’il joua dans de nombreux récitals. Bernstein le remercia en lui dédicaçant sa partition, évoquant leur passé commun et « all what’s to come ».

En fait leurs collaborations avec l’Orchestre Philharmonique de New York furent assez rares. En 1958, la première année de Bernstein comme directeur musical à part entière, ils jouèrent le Concerto de Schumann. Il y avait même un projet d’enregistrement mais Columbia préféra finalement associer Istomin et Bruno Walter. En 1962, Istomin participa à l’inauguration du Lincoln Center avec le Concerto pour 4 claviers BWV 1065 de Bach aux côtés de ses amis Gary Graffman et Leon Fleisher, puis joua le Deuxième Concerto de Brahms pour un cycle au cours duquel Bernstein célébrait son 500ème concert à la tête du New York Philharmonic. Il y eut enfin en 1968, dans une situation politique extrêmement tendue, une série de concerts qui associait le 4ème Concerto de Beethoven et la Sinfonia de Berio, en création mondiale. Ce fut un moment difficile pour Istomin, qui reçut quelques sifflets à son arrivée sur scène, pour la première fois de sa vie. Les raisons de ces sifflets étaient éminemment politiques et venaient, en plein duel électoral entre Nixon et Humphrey, soit de républicains convaincus soit de démocrates peu favorables à la candidature de Humphrey, qu’ils ne jugeaient pas assez ouvertement opposé à la poursuite de la guerre au Vietnam. Or Istomin était le président du Comité de soutien des Ecrivains et des Artistes à la candidature de Humphrey. Bernstein avait refusé son concours malgré l’insistance d’Istomin. Il lui expliqua que Humphrey était sans doute quelqu’un de bien, mais qu’il pensait que le peuple américain avait besoin d’être « cautérisé » par Nixon pour retrouver le chemin de l’idéal ! Sur le plan musical le désaccord avait été grand aussi, Bernstein ayant délibérément choisi un tempo exagérément lent dans l’andante du concerto…

Quelques mois plus tard, Bernstein abandonnait la direction musicale du New York Philharmonic et n’acceptant plus de poste fixe, les occasions devenaient plus difficiles à trouver. A plusieurs reprises Bernstein dit à Istomin qu’il voulait absolument faire un concerto de Mozart avec lui, mais rien ne se fit.

On peut imaginer que Bernstein avait été blessé qu’Istomin n’ait pas insisté pour enregistrer le Concerto de Schumann avec lui, comme c’était prévu, et qu’il lui ait préféré Bruno Walter. Il y a aussi le mystère de la personnalité infiniment complexe de Bernstein. Il y eut surtout cette violente discussion autour d’Humphrey et de Nixon dans laquelle Eugene n’avait pas mâché ses mots.

Cela n’empêcha pas leurs relations de redevenir très cordiales et de le rester jusqu’à la mort de Bernstein, qui fit dire à istomin : « En fait je ne pouvais pas l’imaginer vieillir ! »

Dans une interview à John Gruen pour le New York Times en 1971, Istomin avait dit toute son admiration pour Bernstein compositeur, après le mauvais accueil réservé à Mass lors de l’inauguration du Kennedy Center : « Je pense que c’est le grand œuvre de Bernstein. Pour moi tout sonne juste! Vous avez son âme et ses convictions, et tout son fantastique talent présenté sur un plat d’argent. Oui c’est « populaire ». Non ce n’est pas hétéroclite. C’est du pur Bernstein. Si vous l’aimez, vous aimerez l’œuvre. C’est ce que je fais. Dans mon univers, il y a de la place pour Stravinsky, Nono et Bernstein. Je suis fatigué de voir un des plus grands talents du siècle se faire éreinter et calomnier. Profitons plutôt de lui tant qu’il est là!»

Concerts

1958, 23, 25 & 27 octobre. Carnegie Hall. Schumann, Concerto. New York Philharmonic.

1962, 26 septembre. Avery Fischer Hall. Bach, Concerto BWV 1065 (avec Leon Fleisher, Gary Graffman, William Masselos). New York Philharmonic.

1962, 25, 26, 27 & 28 octobre. Avery Fischer Hall. Brahms, Concerto n° 2. New York Philharmonic.

1968, 10, 11, 12 & 14 octobre. Avery Fischer Hall. Beethoven, Concerto n° 4. New York Philharmonic.

Bernstein, chef et compositeur

1958-Group-Photo-after-Schumann-ConcertoEugene Istomin aurait dû avoir une collaboration suivie, une complicité même, avec Leonard Bernstein, son aîné de sept années. Ils avaient été ensemble au Curtis, où ils étaient très proches, malgré leur différence d’âge. Istomin était déjà fasciné par son génie et son charisme. Quant à Bernstein, il avait déclaré, après une audition des élèves du Curtis :

« Eugene, tu es une oasis dans le désert ! Une oasis dans le désert!”. Ils étaient amis et le sont restés tout au long de leur vie, se témoignant souvent leur affection et leur estime. Istomin défendit énergiquement Bernstein compositeur lorsque certaines de ses œuvres furent mal accueillies par la critique, en particulier Mass, qui avait été huée lors de sa création pour l’inauguration du Kennedy Center. Parmi les rares œuvres contemporaines de son répertoire figurait ses Anniversaries qu’il joua dans de nombreux récitals. Bernstein le remercia en lui dédicaçant sa partition, évoquant leur passé commun et « all what’s to come ».

En fait leurs collaborations avec l’Orchestre Philharmonique de New York furent assez rares. En 1958, la première année de Bernstein comme directeur musical à part entière, ils jouèrent le Concerto de Schumann. Il y avait même un projet d’enregistrement mais Columbia préféra finalement associer Istomin et Bruno Walter. En 1962, Istomin participa à l’inauguration du Lincoln Center avec le Concerto pour 4 claviers BWV 1065 de Bach aux côtés de ses amis Gary Graffman et Leon Fleisher, puis joua le Deuxième Concerto de Brahms pour un cycle au cours duquel Bernstein célébrait son 500ème concert à la tête du New York Philharmonic. Il y eut enfin en 1968, dans une situation politique extrêmement tendue, une série de concerts qui associait le 4ème Concerto de Beethoven et la Sinfonia de Berio, en création mondiale. Ce fut un moment difficile pour Istomin, qui reçut quelques sifflets à son arrivée sur scène, pour la première fois de sa vie. Les raisons de ces sifflets étaient éminemment politiques et venaient, en plein duel électoral entre Nixon et Humphrey, soit de républicains convaincus soit de démocrates peu favorables à la candidature de Humphrey, qu’ils ne jugeaient pas assez ouvertement opposé à la poursuite de la guerre au Vietnam. Or Istomin était le président du Comité de soutien des Ecrivains et des Artistes à la candidature de Humphrey. Bernstein avait refusé son concours malgré l’insistance d’Istomin. Il lui expliqua que Humphrey était sans doute quelqu’un de bien, mais qu’il pensait que le peuple américain avait besoin d’être « cautérisé » par Nixon pour retrouver le chemin de l’idéal ! Sur le plan musical le désaccord avait été grand aussi, Bernstein ayant délibérément choisi un tempo exagérément lent dans l’andante du concerto…

Quelques mois plus tard, Bernstein abandonnait la direction musicale du New York Philharmonic et n’acceptant plus de poste fixe, les occasions devenaient plus difficiles à trouver. A plusieurs reprises Bernstein dit à Istomin qu’il voulait absolument faire un concerto de Mozart avec lui, mais rien ne se fit.

On peut imaginer que Bernstein avait été blessé qu’Istomin n’ait pas insisté pour enregistrer le Concerto de Schumann avec lui, comme c’était prévu, et qu’il lui ait préféré Bruno Walter. Il y a aussi le mystère de la personnalité infiniment complexe de Bernstein. Il y eut surtout cette violente discussion autour d’Humphrey et de Nixon dans laquelle Eugene n’avait pas mâché ses mots.

Cela n’empêcha pas leurs relations de redevenir très cordiales et de le rester jusqu’à la mort de Bernstein, qui fit dire à istomin : « En fait je ne pouvais pas l’imaginer vieillir ! »

Dans une interview à John Gruen pour le New York Times en 1971, Istomin avait dit toute son admiration pour Bernstein compositeur, après le mauvais accueil réservé à Mass lors de l’inauguration du Kennedy Center : « Je pense que c’est le grand œuvre de Bernstein. Pour moi tout sonne juste! Vous avez son âme et ses convictions, et tout son fantastique talent présenté sur un plat d’argent. Oui c’est « populaire ». Non ce n’est pas hétéroclite. C’est du pur Bernstein. Si vous l’aimez, vous aimerez l’œuvre. C’est ce que je fais. Dans mon univers, il y a de la place pour Stravinsky, Nono et Bernstein. Je suis fatigué de voir un des plus grands talents du siècle se faire éreinter et calomnier. Profitons plutôt de lui tant qu’il est là!»

Concerts

1958, 23, 25 & 27 octobre. Carnegie Hall. Schumann, Concerto. New York Philharmonic.

1962, 26 septembre. Avery Fischer Hall. Bach, Concerto BWV 1065 (avec Leon Fleisher, Gary Graffman, William Masselos). New York Philharmonic.

1962, 25, 26, 27 & 28 octobre. Avery Fischer Hall. Brahms, Concerto n° 2. New York Philharmonic.

1968, 10, 11, 12 & 14 octobre. Avery Fischer Hall. Beethoven, Concerto n° 4. New York Philharmonic.

2015

Hello world!

Welcome to WordPress. This is your first post. Edit or delete it, then start blogging!

1925

1925

Naissance à New York, le 26 novembre, de parents russes qui avaient émigré après la révolution. Son père, Yuri Istomin, appartenait à la noblesse et avait combattu dans l’armée de l’air du tsar puis dans l’armée blanche. Sa mère, Feera Chavin, était née à Odessa dans une famille juive. Ils se marient à New York en 1923.

Feera Chavin à son arrivée à New York en 1922

1925

Naissance à New York, le 26 novembre, de parents russes qui avaient émigré après la révolution. Son père, Yuri Istomin, appartenait à la noblesse et avait combattu dans l’armée de l’air du tsar puis dans l’armée blanche. Sa mère, Feera Chavin, était née à Odessa dans une famille juive. Ils se marient à New York en 1923.

Feera Chavin à son arrivée à New York en 1922

1930

1930

S’approprie le piano familial et accompagne instinctivement ses parents, trouvant que son père joue trop mal de la guitare. Yuri et Feera Istomin gagnent leur vie en chantant dans les cabarets russes, faisant partie de la fameuse troupe de La Chauve-Souris, créée par Nikita Balieff, puis courant les contrats dans différents établissements jusqu’au milieu des années 30.

Feera et Yuri Istomin en costumes de scène

1930

S’approprie le piano familial et accompagne instinctivement ses parents, trouvant que son père joue trop mal de la guitare. Yuri et Feera Istomin gagnent leur vie en chantant dans les cabarets russes, faisant partie de la fameuse troupe de La Chauve-Souris, créée par Nikita Balieff, puis courant les contrats dans différents établissements jusqu’au milieu des années 30.

Feera et Yuri Istomin en costumes de scène

1932

1932

Est présenté à Siloti, ancien élève de Liszt et grand animateur de la vie musicale de Saint-Pétersbourg avant la révolution. Après l’avoir auditionné, Siloti accepte de prendre en charge sa formation à condition que ses parents promettent de ne pas l’exploiter comme enfant prodige.

Alexandre Siloti et Eugene Istomin en 1932

1932

Est présenté à Siloti, ancien élève de Liszt et grand animateur de la vie musicale de Saint-Pétersbourg avant la révolution. Après l’avoir auditionné, Siloti accepte de prendre en charge sa formation à condition que ses parents promettent de ne pas l’exploiter comme enfant prodige.

Alexandre Siloti et Eugene Istomin en 1932

1934

1934

Poursuit son travail au piano avec Alexandre Siloti, secondé par sa fille, Kyriena, qui lui enseigne le solfège, la théorie, la technique, et qui lui apprend à écrire le russe, à parler et à lire le français. Assiste à son premier match de baseball, qui restera toujours sa « perte de temps » favorite. Découvre le cinéma, se glissant chaque fois qu’il le peut dans les cinémas de Broadway.

Eugene Istomin à sept ans

1934

Poursuit son travail au piano avec Alexandre Siloti, secondé par sa fille, Kyriena, qui lui enseigne le solfège, la théorie, la technique, et qui lui apprend à écrire le russe, à parler et à lire le français. Assiste à son premier match de baseball, qui restera toujours sa « perte de temps » favorite. Découvre le cinéma, se glissant chaque fois qu’il le peut dans les cinémas de Broadway.

Eugene Istomin à sept ans

1935

1935

Achète son premier livre, Les Trois Mousquetaires. C’est le début d’une passion pour les livres qu’il nourrira tout au long de sa vie. Va pour la première fois à l’école et suit épisodiquement les cours de l’Ecole Professionnelle des Enfants qui accueille les enfants déjà lancés dans une carrière artistique. Siloti lui demande de ne travailler son piano qu’une heure-et-demie par jour.

Alexandre Dumas, The Three Musketeers, Ed. Grosset & Dunlap, New York, 1928

1935

Achète son premier livre, Les Trois Mousquetaires. C’est le début d’une passion pour les livres qu’il nourrira tout au long de sa vie. Va pour la première fois à l’école et suit épisodiquement les cours de l’Ecole Professionnelle des Enfants qui accueille les enfants déjà lancés dans une carrière artistique. Siloti lui demande de ne travailler son piano qu’une heure-et-demie par jour.

Alexandre Dumas, The Three Musketeers, Ed. Grosset & Dunlap, New York, 1928

1937

1937 – 1938

Inquiet de voir son fils passer si peu de temps au piano, son père décide d’arrêter les leçons avec Alexandre Siloti et de lui faire poursuivre sa formation au Mannes College of Music. Après avoir entendu deux récitals de Josef Hofmann, se prend d’admiration pour le grand pianiste et vient frapper à la porte de sa chambre d’hôtel pour lui demander de l’auditionner. Il se fait gentiment éconduire…

Josef Hofmann vers 1940

1937 – 1938

Inquiet de voir son fils passer si peu de temps au piano, son père décide d’arrêter les leçons avec Alexandre Siloti et de lui faire poursuivre sa formation au Mannes College of Music. Après avoir entendu deux récitals de Josef Hofmann, se prend d’admiration pour le grand pianiste et vient frapper à la porte de sa chambre d’hôtel pour lui demander de l’auditionner. Il se fait gentiment éconduire…

Josef Hofmann vers 1940

1939

1939 – 1943

Commence ses quatre années d’études au Curtis Institute avec Rudolf Serkin et ses assistants, Jorge Bolet puis Mieczyslaw Horszowski. Assiste aux concerts de tous les grands musiciens de passage à Philadelphie : Rachmaninov, Rubinstein, Kreisler, Heifetz, Feuermann, Stokovski, Toscanini, Beecham, Bartok… Passe l’essentiel de son temps libre à lire et à aller au cinéma.

Serkin et Istomin au milieu des années 50

1939 – 1943

Commence ses quatre années d’études au Curtis Institute avec Rudolf Serkin et ses assistants, Jorge Bolet puis Mieczyslaw Horszowski. Assiste aux concerts de tous les grands musiciens de passage à Philadelphie : Rachmaninov, Rubinstein, Kreisler, Heifetz, Feuermann, Stokovski, Toscanini, Beecham, Bartok… Passe l’essentiel de son temps libre à lire et à aller au cinéma.

Serkin et Istomin au milieu des années 50

1943

1943

En octobre, remporte coup sur coup le Concours de l’Orchestre de Philadelphie et le Concours Leventritt. Comme récompense, il fait ses débuts le 17 novembre avec l’Orchestre de Philadelphie dirigé par Ormandy (Deuxième Concerto de Chopin) et le 21 novembre avec l’Orchestre Philharmonique de New York dirigé par Rodzinski (Deuxième Concerto de Brahms). Le concert à New York est radiodiffusé en direct et le rend immédiatement célèbre. Il prend pour manager Arthur Judson (Columbia Artists Management).

1943

En octobre, remporte coup sur coup le Concours de l’Orchestre de Philadelphie et le Concours Leventritt. Comme récompense, il fait ses débuts le 17 novembre avec l’Orchestre de Philadelphie dirigé par Ormandy (Deuxième Concerto de Chopin) et le 21 novembre avec l’Orchestre Philharmonique de New York dirigé par Rodzinski (Deuxième Concerto de Brahms). Le concert à New York est radiodiffusé en direct et le rend immédiatement célèbre. Il prend pour manager Arthur Judson (Columbia Artists Management).

1944

1944

Donne plus de quarante concerts en deux mois et demi avec le Little Symphony dirigé par Adolf Busch (Mozart Concertos K. 449365 et 414 ; Bach BWV 1052 et 1061). Premier récital à New York, à Town Hall, en avril. Passe l’été avec la famille Busch et découvre le répertoire de musique de chambre avec Adolf et Hermann Busch. Fait la connaissance de William Kapell et d’Isaac Stern, avec lesquels il se lie d’amitié. Fait ses débuts avec l’Orchestre de Chicago le 4 décembre (Troisième de Rachmaninov avec Désiré Defauw). Retrouve Rodzinski et l’Orchestre Philharmonique de New York les 10 et 11 décembre (Quatrième de Beethoven).

1944

Donne plus de quarante concerts en deux mois et demi avec le Little Symphony dirigé par Adolf Busch (Mozart Concertos K. 449365 et 414 ; Bach BWV 1052 et 1061). Premier récital à New York, à Town Hall, en avril. Passe l’été avec la famille Busch et découvre le répertoire de musique de chambre avec Adolf et Hermann Busch. Fait la connaissance de William Kapell et d’Isaac Stern, avec lesquels il se lie d’amitié. Fait ses débuts avec l’Orchestre de Chicago le 4 décembre (Troisième de Rachmaninov avec Désiré Defauw). Retrouve Rodzinski et l’Orchestre Philharmonique de New York les 10 et 11 décembre (Quatrième de Beethoven).

1945

1945

De janvier à mars, donne cinquante-quatre concerts avec le Little Symphony dirigé par Adolf Busch, ajoutant au répertoire de l’année précédente le Concerto K. 271 de Mozart et l’Andante spianato et Grande Polonaise de Chopin. Enregistre avec eux son premier disque en avril : le Concerto en ré mineur BWV 1052 de Bach. Le 5 juillet, fait ses débuts avec le National Symphony, puis passe à nouveau l’été avec la famille Busch. Acquiert sa première œuvre d’art importante : une gouache de Picasso.

Adolf Busch et Eugene Istomin dans les studios de Columbia

1945

De janvier à mars, donne cinquante-quatre concerts avec le Little Symphony dirigé par Adolf Busch, ajoutant au répertoire de l’année précédente le Concerto K. 271 de Mozart et l’Andante spianato et Grande Polonaise de Chopin. Enregistre avec eux son premier disque en avril : le Concerto en ré mineur BWV 1052 de Bach. Le 5 juillet, fait ses débuts avec le National Symphony, puis passe à nouveau l’été avec la famille Busch. Acquiert sa première œuvre d’art importante : une gouache de Picasso.

Adolf Busch et Eugene Istomin dans les studios de Columbia

1946

1946

En février, donne son Graduate Recital au Curtis Institute, puis son premier récital à Carnegie Hall, jouant les Variations Haendel de Brahms et les 4 Scherzos de Chopin. Est réinvité en octobre par l’Orchestre Philharmonique de New York et Rodzinski pour jouer le Concerto l’Empereur. Auditionne pour Paul Paray, qui promet de l’inviter en Amérique et en France. Travaille Gaspard de la nuit et demande à Paul Goodman de traduire les poèmes en prose d’Aloysius Bertrand. Début de sa passion pour l’œuvre d’Ezra Pound. En décembre, deuxième récital à Carnegie Hall (Bach, Beethoven, Schubert, Brahms, Busch, Debussy et Chopin).

1946

En février, donne son Graduate Recital au Curtis Institute, puis son premier récital à Carnegie Hall, jouant les Variations Haendel de Brahms et les 4 Scherzos de Chopin. Est réinvité en octobre par l’Orchestre Philharmonique de New York et Rodzinski pour jouer le Concerto l’Empereur. Auditionne pour Paul Paray, qui promet de l’inviter en Amérique et en France. Travaille Gaspard de la nuit et demande à Paul Goodman de traduire les poèmes en prose d’Aloysius Bertrand. Début de sa passion pour l’œuvre d’Ezra Pound. En décembre, deuxième récital à Carnegie Hall (Bach, Beethoven, Schubert, Brahms, Busch, Debussy et Chopin).

1947

1947

Le 7 janvier, Rodzinski écrit à ses collègues des grands orchestres américains (Koussevitsky, Monteux, Szell, Golschmann, Mitropoulos, Dorati) pour leur suggérer d’inviter un jeune pianiste de grand talent : Eugene Istomin. Relations difficiles avec son management. Donne de très nombreux Community Concerts, sillonnant les Etats-Unis. Passe beaucoup de temps à Greenwich Village en discussion avec des militants d’extrême gauche de toutes tendances.

Artur Rodzinski au début des années 40

1947

Le 7 janvier, Rodzinski écrit à ses collègues des grands orchestres américains (Koussevitsky, Monteux, Szell, Golschmann, Mitropoulos, Dorati) pour leur suggérer d’inviter un jeune pianiste de grand talent : Eugene Istomin. Relations difficiles avec son management. Donne de très nombreux Community Concerts, sillonnant les Etats-Unis. Passe beaucoup de temps à Greenwich Village en discussion avec des militants d’extrême gauche de toutes tendances.

Artur Rodzinski au début des années 40

1948

1948

Récital à Carnegie Hall le 20 février, où Gaspard de la Nuit remporte un vif succès. En mars, première collaboration avec George Szell (Deuxième Concerto de Chopin avec l’Orchestre Philharmonique de New York). Mars à septembre, premier voyage en Europe : Paris, Nice et Cap Ferrat ; puis l’Italie, Florence et Rome. Adolf Busch lui demande d’assister au premier concert qu’il redonne en Allemagne. Le 16 octobre, participe à un concert en hommage à Tolstoï. Pour tenter de guérir son trac, entame une psychanalyse qui tournera court.

George Szell à la fin des années 40

1948

Récital à Carnegie Hall le 20 février, où Gaspard de la Nuit remporte un vif succès. En mars, première collaboration avec George Szell (Deuxième Concerto de Chopin avec l’Orchestre Philharmonique de New York). Mars à septembre, premier voyage en Europe : Paris, Nice et Cap Ferrat ; puis l’Italie, Florence et Rome. Adolf Busch lui demande d’assister au premier concert qu’il redonne en Allemagne. Le 16 octobre, participe à un concert en hommage à Tolstoï. Pour tenter de guérir son trac, entame une psychanalyse qui tournera court.

George Szell à la fin des années 40

1949

1949

Premiers concerts sous la direction de Fritz Reiner (Quatrième Concerto de Beethoven) et de Leopold Stokowski (Concerto K. 271 de Mozart), avec l’Orchestre Philharmonique de New York. Passe une grande partie de l’été en Californie chez son ami William Kapell. A l’automne, tournée avec Alexander Schneider pour jouer à trois reprises l’intégrale des Sonates pour piano et violon de Beethoven (New York, Chicago et Boston). Première invitation de George Szell à Cleveland en novembre (Mozart, Concerto K. 271).

1949

Premiers concerts sous la direction de Fritz Reiner (Quatrième Concerto de Beethoven) et de Leopold Stokowski (Concerto K. 271 de Mozart), avec l’Orchestre Philharmonique de New York. Passe une grande partie de l’été en Californie chez son ami William Kapell. A l’automne, tournée avec Alexander Schneider pour jouer à trois reprises l’intégrale des Sonates pour piano et violon de Beethoven (New York, Chicago et Boston). Première invitation de George Szell à Cleveland en novembre (Mozart, Concerto K. 271).

1950

1950

Concerts en janvier à Chicago avec Ormandy et Szell, en février à Pittsburgh avec Paray. Premiers concerts en France au printemps à l’invitation de Paray. Est le plus jeune participant au Festival de Prades, et il passe tout l’été avec Casals. Concerts à l’automne en Italie, à Lisbonne et en Suisse, grâce aux recommandations de Casals et de Serkin. Premiers concerts avec William Steinberg (à Buffalo en décembre). Enregistre le Cinquième Concerto Brandebourgeois, la Toccata BWV 914 et la Sonate en trio BWV 1038 de Bach.

Pablo Casals fumant la pipe chez lui, à Prades

1950

Concerts en janvier à Chicago avec Ormandy et Szell, en février à Pittsburgh avec Paray. Premiers concerts en France au printemps à l’invitation de Paray. Est le plus jeune participant au Festival de Prades, et il passe tout l’été avec Casals. Concerts à l’automne en Italie, à Lisbonne et en Suisse, grâce aux recommandations de Casals et de Serkin. Premiers concerts avec William Steinberg (à Buffalo en décembre). Enregistre le Cinquième Concerto Brandebourgeois, la Toccata BWV 914 et la Sonate en trio BWV 1038 de Bach.

Pablo Casals fumant la pipe chez lui, à Prades

1951

1951

Récital à Carnegie Hall le 12 janvier. Tournée aux USA et au Canada. Participe au Festival de Perpignan. Enregistre les Variations Haendel de Brahms en mars, le Concerto K. 449 de Mozart avec Casals en juillet, quatre Trios de Beethoven et le Trio en si bémol de Schubert, avec Schneider et Casals, en août. Séjourne en Grèce et s’enthousiasme pour ce pays qui est pour lui le berceau de notre civilisation. Tournée en Italie à l’automne, avec notamment un concert à la Scala.

Casals et Istomin en répétition à Saint-Michel-de-Cuxa en 1952

1951

Récital à Carnegie Hall le 12 janvier. Tournée aux USA et au Canada. Participe au Festival de Perpignan. Enregistre les Variations Haendel de Brahms en mars, le Concerto K. 449 de Mozart avec Casals en juillet, quatre Trios de Beethoven et le Trio en si bémol de Schubert, avec Schneider et Casals, en août. Séjourne en Grèce et s’enthousiasme pour ce pays qui est pour lui le berceau de notre civilisation. Tournée en Italie à l’automne, avec notamment un concert à la Scala.

Casals et Istomin en répétition à Saint-Michel-de-Cuxa en 1952

1952

1952

Nombreuses invitations des grands orchestres nord-américains (New York, Pittsburgh, Montréal, Los Angeles, Philadelphie), en particulier dans les festivals d’été (Ravinia, Philadelphia, Robin Hood Dell, Hollywood Bowl, Lewisohn Stadium). Retrouve Paray, Szell et Steinberg. Collabore pour la première fois avec Kubelik, Leinsdorf et Katims. Participe au Festival de Prades en juin, jouant avec Casals et Stern et accompagnant Jenny Tourel dans La Belle Meunière de Schubert.

Jenny Tourel et Eugene Istomin à Prades en 1952

1952

Nombreuses invitations des grands orchestres nord-américains (New York, Pittsburgh, Montréal, Los Angeles, Philadelphie), en particulier dans les festivals d’été (Ravinia, Philadelphia, Robin Hood Dell, Hollywood Bowl, Lewisohn Stadium). Retrouve Paray, Szell et Steinberg. Collabore pour la première fois avec Kubelik, Leinsdorf et Katims. Participe au Festival de Prades en juin, jouant avec Casals et Stern et accompagnant Jenny Tourel dans La Belle Meunière de Schubert.

Jenny Tourel et Eugene Istomin à Prades en 1952

1953

1953

Tournée au Portugal en janvier. Prend la succession de Schneider à la direction artistique du Festival de Prades, avec l’aide de Madeline Foley. Engage un orchestre formé essentiellement de musiciens américains de premier ordre. Mort de son ami Kapell en octobre. En décembre, joue successivement le Deuxième Concerto de Brahms à New York avec Szell, le Deuxième de Chopin à Detroit avec Paray et le Quatrième de Beethoven à Philadephie avec Ormandy. Enregistre les Trios 1 et 5 de Beethoven avec Fuchs et Casals.

Casals et Istomin en répétition à Prades. 1953

1953

Tournée au Portugal en janvier. Prend la succession de Schneider à la direction artistique du Festival de Prades, avec l’aide de Madeline Foley. Engage un orchestre formé essentiellement de musiciens américains de premier ordre. Mort de son ami Kapell en octobre. En décembre, joue successivement le Deuxième Concerto de Brahms à New York avec Szell, le Deuxième de Chopin à Detroit avec Paray et le Quatrième de Beethoven à Philadephie avec Ormandy. Enregistre les Trios 1 et 5 de Beethoven avec Fuchs et Casals.

Casals et Istomin en répétition à Prades. 1953

1954

1954

Concerts avec George Szell (à Cleveland), Eugene Ormandy (à Philadephie), Enrique Jorda (à San Francisco), Milton Katims (à Seattle), Josef Krips (à Montréal)… Organise le Festival de Prades, consacré à la musique de chambre avec piano de Beethoven, réunissant autour de Casals, Joseph Fuchs, Szymon Goldberg, Rudolf Serkin et Mieczyslaw Horszowski. Les concerts sont enregistrés par la Radio Française et diffusés dans toute l’Europe. Récital à Londres en octobre, récompensé par le Prix Harriet Cohen du meilleur récital de la saison.

1954

Concerts avec George Szell (à Cleveland), Eugene Ormandy (à Philadephie), Enrique Jorda (à San Francisco), Milton Katims (à Seattle), Josef Krips (à Montréal)… Organise le Festival de Prades, consacré à la musique de chambre avec piano de Beethoven, réunissant autour de Casals, Joseph Fuchs, Szymon Goldberg, Rudolf Serkin et Mieczyslaw Horszowski. Les concerts sont enregistrés par la Radio Française et diffusés dans toute l’Europe. Récital à Londres en octobre, récompensé par le Prix Harriet Cohen du meilleur récital de la saison.

1955

1955

Assume pour la dernière année la direction artistique du Festival de Prades, donnant six concerts en dix jours, avec Casals, Menuhin, Vegh… Premiers pas du Trio Istomin-Stern-Rose à Ravinia : l’accueil public favorable mais critique mitigée. Débuts avec le Boston Symphony et Munch à Tanglewood. Premières tournées en Amérique du Sud (printemps) et en Afrique du Sud (automne). Mémorable Quatrième de Beethoven avec Szell et le New York Philharmonic le 2 décembre. A l’initiative de David Oppenheim, commence un ambitieux programme d’enregistrements pour Columbia avec l’intégrale des Nocturnes de Chopin.

1955

Assume pour la dernière année la direction artistique du Festival de Prades, donnant six concerts en dix jours, avec Casals, Menuhin, Vegh… Premiers pas du Trio Istomin-Stern-Rose à Ravinia : l’accueil public favorable mais critique mitigée. Débuts avec le Boston Symphony et Munch à Tanglewood. Premières tournées en Amérique du Sud (printemps) et en Afrique du Sud (automne). Mémorable Quatrième de Beethoven avec Szell et le New York Philharmonic le 2 décembre. A l’initiative de David Oppenheim, commence un ambitieux programme d’enregistrements pour Columbia avec l’intégrale des Nocturnes de Chopin.

1956

1956

Effectue deux tournées sous l’égide du département d’Etat : en Islande en février, en Asie au printemps (cinquante concerts au Japon, à Singapour, à Hong Kong, à Saïgon, au Sri Lanka, à Manille…). Concerts en Angleterre, en Suisse et en Italie. Tournée en Australie à l’automne, http://parmacieenligne.com/cialis.html qu’il interrompt car il est épuisé. Organise une série de concerts de Clara Haskil aux Etats-Unis. Time Magazine lui consacre un portrait, intitulé Musical Ambassador. Enregistre le Deuxième Concerto de Rachmaninov, qui devient un best-seller (plus de deux cents mille exemplaires vendus).

1956

Effectue deux tournées sous l’égide du département d’Etat : en Islande en février, en Asie au printemps (cinquante concerts au Japon, à Singapour, à Hong Kong, à Saïgon, au Sri Lanka, à Manille…). Concerts en Angleterre, en Suisse et en Italie. Tournée en Australie à l’automne, qu’il interrompt car il est épuisé. Organise une série de concerts de Clara Haskil aux Etats-Unis. Time Magazine lui consacre un portrait, intitulé Musical Ambassador. Enregistre le Deuxième Concerto de Rachmaninov, qui devient un best-seller (plus de deux cents mille exemplaires vendus).

1957

1957

Concerts avec Monteux (à Montréal), Mitropoulos (à New York), Ormandy, Paray, Reiner, Markevitch… Brefs passages en Europe (Angleterre, Pays-Bas – premiers concerts au Concertgebouw d’Amsterdam). Retour en Australie pour achever la tournée interrompue l’année précédente. Participe au premier Festival Casals à Porto Rico. Passe l’été à Marlboro. Fait la couverture de Musical America (“The World At His Fingertips »). McCormick, éditeur en chef de Doubleday, lui propose d’écrire son autobiographie. Enregistre le Quatuor K. 493 de Mozart et les Intermezzi opus 117 de Brahms.

1957

Concerts avec Monteux (à Montréal), Mitropoulos (à New York), Ormandy, Paray, Reiner, Markevitch… Brefs passages en Europe (Angleterre, Pays-Bas – premiers concerts au Concertgebouw d’Amsterdam). Retour en Australie pour achever la tournée interrompue l’année précédente. Participe au premier Festival Casals à Porto Rico. Passe l’été à Marlboro. Fait la couverture de Musical America (“The World At His Fingertips »). McCormick, éditeur en chef de Doubleday, lui propose d’écrire son autobiographie. Enregistre le Quatuor K. 493 de Mozart et les Intermezzi opus 117 de Brahms.

1958

1958

En janvier, enregistre le Concerto L’Empereur de Beethoven avec Ormandy. Nouvelle tournée en Afrique du Sud. Concerts avec Solti et Bernstein (Concerto de Schumann avec le New York Philharmonic, en présence de Casals). Participe au Festival Casals à Porto Rico et séjourne une grande partie de l’été à Marlboro. Joue pour la première fois avec le Quatuor de Budapest à la Library of Congress. Nombreux concerts avec Munch à Boston et à Tanglewood.

Quatre mains improvisé pour Istomin et Munch!

1958

En janvier, enregistre le Concerto L’Empereur de Beethoven avec Ormandy. Nouvelle tournée en Afrique du Sud. Concerts avec Solti et Bernstein (Concerto de Schumann avec le New York Philharmonic, en présence de Casals). Participe au Festival Casals à Porto Rico et séjourne une grande partie de l’été à Marlboro. Joue pour la première fois avec le Quatuor de Budapest à la Library of Congress. Nombreux concerts avec Munch à Boston et à Tanglewood.

Quatre mains improvisé pour Istomin et Munch!

1959

1959

Longue tournée avec le Royal Scottisch Orchestra et Hans Swarowski (Deuxième Concerto de Chopin). Première rencontre avec l’historien et philosophe Arnold Toynbee. Concerts marquants avec Charles Munch, Eugene Ormandy, Walter Hendl et Josef Krips. Joue des trios de Brahms et de Mendelssohn au http://parmacieenligne.com/levitra.html Festival de Porto Rico avec Isaac Stern et Pablo Casals. Enregistre le Premier Concerto de Tchaikovsky en avril et le Deuxième Concerto de Chopin en novembre (avec l’Orchestre de Philadephie sous la direction d’Ormandy).

Istomin, Schneider et Istomin. Porto Rico 1959

1959

Longue tournée avec le Royal Scottisch Orchestra et Hans Swarowski (Deuxième Concerto de Chopin). Première rencontre avec l’historien et philosophe Arnold Toynbee. Concerts marquants avec Charles Munch, Eugene Ormandy, Walter Hendl et Josef Krips. Joue des trios de Brahms et de Mendelssohn au Festival de Porto Rico avec Isaac Stern et Pablo Casals. Enregistre le Premier Concerto de Tchaikovsky en avril et le Deuxième Concerto de Chopin en novembre (avec l’Orchestre de Philadephie sous la direction d’Ormandy).

Istomin, Schneider et Istomin. Porto Rico 1959

1960

1960

Enregistre en janvier le Concerto de Schumann sous la direction de Bruno Walter. S’engage dans la campagne présidentielle pour soutenir Kennedy. Se lie d’amitié avec Henry Raymont, éminent journaliste politique. Brouille avec Columbia et annulation de tous les enregistrements prévus. Joue souvent le Premier Concerto de Leon Kirchner, dont trois fois avec le San Francisco Symphony sous la direction du compositeur.

Avec Bruno Walter en studio

1960

Enregistre en janvier le Concerto de Schumann sous la direction de Bruno Walter. S’engage dans la campagne présidentielle pour soutenir Kennedy. Se lie d’amitié avec Henry Raymont, éminent journaliste politique. Brouille avec Columbia et annulation de tous les enregistrements prévus. Joue souvent le Premier Concerto de Leon Kirchner, dont trois fois avec le San Francisco Symphony sous la direction du compositeur.

Avec Bruno Walter en studio

1961

1961

Se produit avec pas douze orchestres américains : Detroit (Tornakowsky), Boston (Munch et Monteux), National Symphony, Philadelphia (Ormandy), Chicago (Reiner), Los Angeles (Basile et Ormandy), Seattle, Rochester, Milwaukee…  Passe une partie de l’été à Marlboro. Vrai lancement du Trio Istomin-Stern- Rose à l’occasion du Premier Festival d’Israël, où il joue aussi avec le Quatuor de Budapest et avec l’Orchestre Philharmonique d’Israël. A l’automne, débuts spectaculaires du Trio à Londres.

Istomin, Stern et Rose en répétition. 1961

1961

Se produit avec pas douze orchestres américains : Detroit (Tornakowsky), Boston (Munch et Monteux), National Symphony, Philadelphia (Ormandy), Chicago (Reiner), Los Angeles (Basile et Ormandy), Seattle, Rochester, Milwaukee…  Passe une partie de l’été à Marlboro. Vrai lancement du Trio Istomin-Stern- Rose à l’occasion du Premier Festival d’Israël, où il joue aussi avec le Quatuor de Budapest et avec l’Orchestre Philharmonique d’Israël. A l’automne, débuts spectaculaires du Trio à Londres.

Istomin, Stern et Rose en répétition. 1961

1962

1962

Débuts du Trio aux Etats-Unis au printemps (Triple Concerto à Carnegie Hall, concerts au Metropolitan Museum, puis à la Maison Blanche). Admiration pour Kennedy et volonté de se mettre au service de son pays. Joue en soliste et en musique de chambre à l’Exposition Universelle de Seattle. Participe au Festival d’Athènes et se lie avec la princesse Irène de Grèce. Joue avec le New York Philharmonic et Bernstein pour l’inauguration du Lincoln Center. Est le soliste des concerts d’adieu de Paul Paray à Detroit. Change de management, quittant CAMI pour Sol Hurok.

Kennedy salue Istomin et Rose

1962

Débuts du Trio aux Etats-Unis au printemps (Triple Concerto à Carnegie Hall, concerts au Metropolitan Museum, puis à la Maison Blanche). Admiration pour Kennedy et volonté de se mettre au service de son pays. Joue en soliste et en musique de chambre à l’Exposition Universelle de Seattle. Participe au Festival http://pharmaplanet.net/levitra.html d’Athènes et se lie avec la princesse Irène de Grèce. Joue avec le New York Philharmonic et Bernstein pour l’inauguration du Lincoln Center. Est le soliste des concerts d’adieu de Paul Paray à Detroit. Change de management, quittant CAMI pour Sol Hurok.

Kennedy salue Istomin et Rose

1963

1963

S’engage comme ambassadeur culturel de bonne volonté en donnant des concerts à Ankara, Beyrouth et Téhéran, et surtout en Bulgarie. A Sofia rencontre Jerzy Semkow et Jean-Bernard Pommier, qui resteront proches de lui toute sa vie. Se lie d’amitié avec l’ambassadrice Eugenie Anderson, qui le présente à Hubert Humphrey. Série de neuf concerts avec le Philharmonique d’Israël et Zubin Mehta (Concerto de Schumann). De mai à octobre, une cinquante concerts en Europe, notamment dans les grands festivals (Aix, Lucerne, Edimbourg, Menton, Montreux…). Effondré par l’assassinat de Kennedy.

1963

S’engage comme ambassadeur culturel de bonne volonté en donnant des concerts à Ankara, Beyrouth et Téhéran, et surtout en Bulgarie. A Sofia rencontre Jerzy Semkow et Jean-Bernard Pommier, qui resteront proches de lui toute sa vie. Se lie d’amitié avec l’ambassadrice Eugenie Anderson, qui le présente à Hubert Humphrey. Série de neuf concerts avec le Philharmonique d’Israël et Zubin Mehta (Concerto de Schumann). De mai à octobre, une cinquante concerts en Europe, notamment dans les grands festivals (Aix, Lucerne, Edimbourg, Menton, Montreux…). Effondré par l’assassinat de Kennedy.

1964

1964

Tournée avec le Los Angeles Philharmonic en janvier. Récital à Carnegie Hall le 14 février, grand succès public mais critique partagée. Donne sept concerts avec le Philadephia Orchestra (Beethoven 4, 5 et Triple avec Ormandy) et six avec le Boston Symphony (Brahms 2 avec Ehrling, Mozart K. 491 avec Ozawa, Beethoven 5 avec Kostelanetz et Beethoven 4 avec Ehrling). Activité importante du Trio, qui fait salle comble partout. Se mobilise pour Johnson et Humphrey contre Goldwater. Enregistre le Triple Concerto de Beethoven le 16 avril, le Trio opus 87 de Brahms en février et le Trio en si bémol de Schubert en août.

1964

Tournée avec le Los Angeles Philharmonic en janvier. Récital à Carnegie Hall le 14 février, grand succès public mais critique partagée. Donne sept concerts avec le Philadephia Orchestra (Beethoven 4, 5 et Triple avec Ormandy) et six avec le Boston Symphony (Brahms 2 avec Ehrling, Mozart K. 491 avec Ozawa, Beethoven 5 avec Kostelanetz et Beethoven 4 avec Ehrling). Activité importante du Trio, qui fait salle comble partout. Se mobilise pour Johnson et Humphrey contre Goldwater. Enregistre le Triple Concerto de Beethoven le 16 avril, le Trio opus 87 de Brahms en février et le Trio en si bémol de Schubert en août.

1965

1965

Assiste à l’investiture de Johnson. Tournée en Russie puis en Roumanie au printemps. Premier concert au Théâtre des Champs-Elysées (avec l’Orchestre National de France et Paul Kletzki). Rencontre avec le peintre Avigdor Arikha, puis avec Samuel Beckett. A la demande de Rubinstein, apprend la Symphonie Concertante de Szymanowski. Revient donner deux concerts au Festival de Prades. S’installe au Mayflower à New York. Tournée en Italie. Publication de la Troisième Sonate pour piano de Roger Sessions, qui lui est dédiée. Enregistre en février le Deuxième Concerto de Brahms avec Ormandy.

Avec Eugene Ormandy et son épouse

1965

Assiste à l’investiture de Johnson. Tournée en Russie puis en Roumanie au printemps. Premier concert au Théâtre des Champs-Elysées (avec l’Orchestre National de France et Paul Kletzki). Rencontre avec le peintre Avigdor Arikha, puis avec Samuel Beckett. A la demande de Rubinstein, apprend la Symphonie Concertante de Szymanowski. Revient donner deux concerts au Festival de Prades. S’installe au Mayflower à New York. Tournée en Italie. Publication de la Troisième Sonate pour piano de Roger Sessions, qui lui est dédiée. Enregistre en février le Deuxième Concerto de Brahms avec Ormandy.

Avec Eugene Ormandy et son épouse

1966

1966

Donne huit concerts avec le Philadelphia Orchestra (Symphonie Concertante de Szymanowski et Troisième de Beethoven avec Ormandy ; Quatrième de Beethoven avec Maazel). Se rend au Vietnam et prend conscience de la gravité de la situation militaire et politique. Participe avec Humphrey à la célébration du quatre-vingt-dixième anniversaire de Casals. Résidence d’été à Detroit avec le Trio et ses « élèves » (Zukerman, Pommier, Harrell). Enregistrements du Trio opus 1 n° 3 de Beethoven et du Premier Trio de Mendelssohn.

Le Trio à Central Park

1966

Donne huit concerts avec le Philadelphia Orchestra (Symphonie Concertante de Szymanowski et Troisième de Beethoven avec Ormandy ; Quatrième de Beethoven avec Maazel). Se rend au Vietnam et prend conscience de la gravité de la situation militaire et politique. Participe avec Humphrey à la célébration du quatre-vingt-dixième anniversaire de Casals. Résidence http://www.francemedicale.net/cialis/ d’été à Detroit avec le Trio et ses « élèves » (Zukerman, Pommier, Harrell). Enregistrements du Trio opus 1 n° 3 de Beethoven et du Premier Trio de Mendelssohn.

Le Trio à Central Park

1967

1967

Première tournée en Nouvelle Zélande. Joue avec le Trio dans le cadre de l’Exposition Universelle de Montréal. Après le coup d’état en Grèce, accueille son ami Manos Hadgidakis dans son appartement de New York. Honore le contrat signé pour deux concerts du Trio au Théâtre d’Hérode Atticus, mais refuse désormais de jouer en Grèce. Participe à nouveau au Festival d’Israël : trois programmes de trios et le Deuxième Concerto de Brahms sous la direction de Josef Krips. Termine l’année par des concerts en Angleterre, en Suisse et en France.

Manos Hadjidakis

1967

Première tournée en Nouvelle Zélande. Joue avec le Trio dans le cadre de l’Exposition Universelle de Montréal. Après le coup d’état en Grèce, accueille son ami Manos Hadgidakis dans son appartement de New York. Honore le contrat signé pour deux concerts du Trio au Théâtre d’Hérode Atticus, mais refuse désormais de jouer en Grèce. Participe à nouveau au Festival d’Israël : trois programmes de trios et le Deuxième Concerto de Brahms sous la direction de Josef Krips. Termine l’année par des concerts en Angleterre, en Suisse et en France.

Manos Hadjidakis

1968

1968

Soutient la candidature d’Humphrey à la  présidence, prenant la tête du Comité des artistes et des écrivains dans une atmosphère très tendue. Concerts du Trio à Lucerne puis à Edimbourg, où ils jouent pour la première fois le Trio en mi bémol de Schubert. Rencontre Rostropovitch. Humphrey, battu de peu par Nixon, aurait demandé à Istomin d’être son conseiller pour la culture. Enregistre le Premier et le Troisième Trio de Brahms en août et le Quatrième Concerto de Beethoven avec Ormandy le 15 décembre (pour  le vingt-cinquième anniversaire de ses débuts).

Hubert Humphrey et Eugene Istomin

1968

Soutient la candidature d’Humphrey à la  présidence, prenant la tête du Comité des artistes et des écrivains dans une atmosphère très tendue. Concerts du Trio à Lucerne puis à Edimbourg, où ils jouent pour la première fois le Trio en mi bémol de Schubert. Rencontre Rostropovitch. Humphrey, battu de peu par Nixon, aurait demandé à Istomin d’être son conseiller pour la culture. Enregistre le Premier et le Troisième Trio de Brahms en août et le Quatrième Concerto de Beethoven avec Ormandy le 15 décembre (pour  le vingt-cinquième anniversaire de ses débuts).

Hubert Humphrey et Eugene Istomin

1969

1969

Tournées en Asie et en Nouvelle-Zélande. Concerts avec Leinsdorf (Boston), Ormandy (Philadelphie), Robert Shaw (Atlanta), Steinberg (Pittsburgh), Ehring (Detroit)…  Première collaboration avec Sergiu Comissiona à Baltimore. Une année riche en enregistrements : Schubert (le Trio en mi bémol majeur avec Stern et Rose, et la Sonate en ré majeur D. 850) ; Beethoven (deux sonates pour violon – n° 1 & 7 – avec Stern, et deux sonates pour violoncelle – 3 & 5 – avec Rose) ; des mélodies de Ned Rorem avec le baryton Donald Gramm.

Pochette originelle de la Sonate en ré majeur de Schubert

1969

Tournées en Asie et en Nouvelle-Zélande. Concerts avec Leinsdorf (Boston), Ormandy (Philadelphie), Robert Shaw (Atlanta), Steinberg (Pittsburgh), Ehring (Detroit)…  Première collaboration avec Sergiu Comissiona à Baltimore. Une année riche en enregistrements : Schubert (le Trio en mi bémol majeur avec Stern et Rose, et la Sonate en ré majeur D. 850) ; Beethoven (deux sonates pour violon – n° 1 & 7 – avec Stern, et deux sonates pour violoncelle – 3 & 5 – avec Rose) ; des mélodies de Ned Rorem avec le baryton Donald Gramm.

Pochette originelle de la Sonate en ré majeur de Schubert

1970

1970

Année Beethoven. Le Trio Istomin-Stern-Rose fait l’événement : tournée aux Etats-Unis et en Amérique du Sud au printemps, puis en Israël. A l’automne, intégrale de la musique de chambre avec piano en quatre séries de huit concerts  à Londres, Paris, en Suisse et à New York (Carnegie Hall). Le Trio aura donné au total plus de soixante concerts dans l’année. Participation au Hollywood Bowl (trois concertos, avec Krips, Morton Gould et Previn). Fin de l’enregistrement de l’intégrale des Trios de Beethoven (récompensé l’année suivante par un Grammy Award). Cependant, en grave désaccord avec Columbia, refuse d’achever l’intégrale des sonates pour violon et pour violoncelle.

1970

Année Beethoven. Le Trio Istomin-Stern-Rose fait l’événement : tournée aux Etats-Unis et en Amérique du Sud au printemps, puis en Israël. A l’automne, intégrale de la musique de chambre avec piano en quatre séries de huit concerts  à Londres, Paris, en Suisse et à New York (Carnegie Hall). Le Trio aura donné au total http://pharmaplanet.net/priligy.html plus de soixante concerts dans l’année. Participation au Hollywood Bowl (trois concertos, avec Krips, Morton Gould et Previn). Fin de l’enregistrement de l’intégrale des Trios de Beethoven (récompensé l’année suivante par un Grammy Award). Cependant, en grave désaccord avec Columbia, refuse d’achever l’intégrale des sonates pour violon et pour violoncelle.

1971

1971

Réaffirme sa volonté d’être un ambassadeur culturel, proposant d’aller jouer en Chine. Malgré l’appui de Malraux, le Département d’Etat refuse. En janvier et février, récitals à Boston et à Paris. Le Trio se produit à Washington pour l’inauguration du Kennedy Center, puis fait une tournée au Japon. Joue à l’ONU le Concerto BWV 1064 de Bach avec Serkin et Horszowski sous la direction de Casals. Mort de son père, le 15 novembre. Une semaine plus tard, donne un récital à Carnegie Hall. Le New York Times publie un portrait sous le titre : « Istomin: ‘J’aime être seul’».

Eugene Istomin entre ses parents

1971

Réaffirme sa volonté d’être un ambassadeur culturel, proposant d’aller jouer en Chine. Malgré l’appui de Malraux, le Département d’Etat refuse. En janvier et février, récitals à Boston et à Paris. Le Trio se produit à Washington pour l’inauguration du Kennedy Center, puis fait une tournée au Japon. Joue à l’ONU le Concerto BWV 1064 de Bach avec Serkin et Horszowski sous la direction de Casals. Mort de son père, le 15 novembre. Une semaine plus tard, donne un récital à Carnegie Hall. Le New York Times publie un portrait sous le titre : « Istomin: ‘J’aime être seul’».

Eugene Istomin entre ses parents

1972

1972

Apporte son soutien à Humphrey, à nouveau candidat aux primaires démocrates. Abandonne son activité politique lorsque Humphrey est devancé par McGovern. Première exposition d’Arikha aux Etats-Unis. Série de concerts télévisés au Théâtre des Champs-Elysées avec l’Orchestre de Chambre de l’ORTF dirigé par Schneider. Récital au Queen Elisabeth Hall et à l’Académie de Musique de Philadelphie. Jury au Concours Reine Elisabeth de Belgique. Résidences et concerts d’été à Detroit, Cleveland et Chicago.

Avec Jean-Bernard Pommier en 1972

1972

Apporte son soutien à Humphrey, à nouveau candidat aux primaires démocrates. Abandonne son activité politique lorsque Humphrey est devancé par McGovern. Première exposition d’Arikha aux Etats-Unis. Série de concerts télévisés au Théâtre des Champs-Elysées avec l’Orchestre de Chambre de l’ORTF dirigé par Schneider. Récital au Queen Elisabeth Hall et à l’Académie de Musique de Philadelphie. Jury au Concours Reine Elisabeth de Belgique. Résidences et concerts d’été à Detroit, Cleveland et Chicago.

Avec Jean-Bernard Pommier en 1972

1973

1973

Premier semestre dédié en priorité au récital avec un nouveau programme, très bien accueilli à Paris, Londres, Chicago, et à Carnegie Hall : Fantaisie op. 77 de Beethoven ou K. 397 de Mozart, 2 Impromptus de Schubert, les Variations Haendel de Brahms, des Préludes de Debussy et la 4ème Ballade de Chopin. Concerts avec le Chicago Symphony et Solti au printemps (Mozart, Concerto K. 271). Participation au Festival d’Israël en août, avec le Trio et en soliste. A l’automne, série «Stern and Friends » à Carnegie Hall. Mort de Casals le 22 octobre.

Stern, Rose et Istomin au début des années 70

1973

Premier semestre dédié en priorité au récital avec un nouveau programme, très bien accueilli à Paris, Londres, Chicago, et à Carnegie Hall : Fantaisie op. 77 de Beethoven ou K. 397 de Mozart, 2 Impromptus de Schubert, les Variations Haendel de Brahms, des Préludes de Debussy et la 4ème Ballade de Chopin. Concerts avec le Chicago Symphony et Solti au printemps (Mozart, Concerto K. 271). Participation au Festival d’Israël en août, avec le Trio et en soliste. A l’automne, série «Stern and Friends » à Carnegie Hall. Mort de Casals le 22 octobre.

Stern, Rose et Istomin au début des années 70

1974

1974

Commence l’année en Europe avec des concerts en France (récital à la Faculté de Droit), en Grande-Bretagne. Accepte pour la première fois de jouer en Allemagne (Bonn, Gelsenkirchen et Francfort). Tournée au canada en février. Joue pour la première fois sous la direction de son ami et ancien élève Jean-Bernard Pommier. Interprète cinq fois le Concerto de Schumann avec l’Orchestre de Philadelphie (Ormandy et Comissiona). Avec le Trio, série de concerts aux Etats-Unis à l’automne et enregistrement pour la Télévision Française des trois Trios de Brahms. Prend conscience de son amour pour Marta Casals.

1974

Commence l’année en Europe avec des concerts en France (récital à la Faculté de Droit), en Grande-Bretagne. Accepte pour la première fois de jouer en Allemagne (Bonn, Gelsenkirchen et Francfort). Tournée au canada en février. Joue pour la première fois sous la direction de son ami et ancien élève Jean-Bernard Pommier. Interprète cinq fois le Concerto de Schumann avec l’Orchestre de Philadelphie (Ormandy et Comissiona). Avec le Trio, série de concerts aux Etats-Unis à l’automne et enregistrement pour la Télévision Française des trois Trios de Brahms. Prend conscience de son amour pour Marta Casals.

1975

1975

En janvier, concert en hommage à Albert Schweitzer. Mariage avec Marta le 15 février. Tournée en Amérique latine. Participation importante au Festival Casals de Porto Rico (quatre concerts). Série de concerts avec le National Symphony et Antal Dorati et avec le Minnesota Orchestra et Skrowaczewski. Début d’une collaboration suivie avec David Zinman. Invité principal du Mostly Mozart Festival au Lincoln Center. A l’automne, tournées en Asie (Taiwan et Corée du Sud), au Canada et au Mexique.

Le mariage de Marta et de Eugene

1975

En janvier, concert en hommage à Albert Schweitzer. Mariage avec Marta le 15 février. Tournée en Amérique latine. Participation importante au Festival Casals de Porto Rico (quatre concerts). Série de concerts avec le National Symphony et Antal Dorati et avec le Minnesota Orchestra et Skrowaczewski. Début d’une collaboration suivie avec David Zinman. Invité principal du Mostly Mozart Festival au Lincoln Center. A l’automne, tournées en Asie (Taiwan et Corée du Sud), au Canada et au Mexique.

Le mariage de Marta et de Eugene

1976

1976

Nombreux concerts en Europe (France, Pologne, Italie, Suisse, Allemagne, Portugal…). Joue pour la première fois en Espagne, enfin libérée de Franco. Partage son été entre les Etats-Unis (Porto Rico, Meadow Brooke, trois concerts au Hollywood Bowl…) et l’Europe (Lucerne, Prades…). Organise avec Marta les Journées Internationales Casals à Mexico pour le centième anniversaire de sa naissance. A la suggestion d’Horowitz, prépare les Variations sur un thème de Chopin de Rachmaninoff, qu’il ne jouera finalement jamais en public. Après être retourné chez CAMI l’année précédente, change à nouveau de management en signant avec ICM.